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> Valence

> Histoire de la ville

Le blason de Valence représente des griffons tenant les armoiries de la ville. La devise valentinoise, Ungibus et Rostro , signifie "par les ongles et par le bec" .

Valence, cité romaine, ne conserve pas de ruines apparentes.
De son époque moyenâgeuse, peu de traces subsistent.
La célèbre promenade des boulevards, où se trouvent de fort jolies maisons rappelant les constructions Haussmann (XIXe siècle), ceinture la vieille ville et situe l'emplacement des anciens remparts qui ont disparu au XIXe siècle.

Seule la porte Sylvante conserve une porte crénelée dissimulée entre deux hautes murailles. Au cours de l'époque contemporaine, Valence mutilée par des bombardements aériens, dont l'objectif était la destruction du pont du Rhône.

Ces destructions amenèrent la municipalité à rénover tout le quartier nord du vieux Valence où se dressent aujourd'hui notamment la préfecture et le Palais des Congrès.

Valence, antique cité romaine, comptait à la veille de la guerre 1914-1918, 28000 habitants.

A cette époque, l'industrie du chef-lieu de la Drôme est représentée par le tissage, les pâtes alimentaires, les meubles ou encore la chaudronnerie.
Il faut cependant attendre le début des vingt années suivantes pour noter les préliminaires de l'essor économique de Valence par la création d'entreprises moyennes.
Le développement des affaires occupe, à la fin de 1938, environ 3000 personnes, ce qui oblige à faire appel à de la main d'oeuvre venant des environs. C'est ainsi que naît l'agglomération valentinoise, avec ses facilités de communication vers les villes des environs.

> Principaux monuments

La place Belat où se trouve un marché couvert est dominée par le très beau clocher de l'église Saint-Jean (XIIe siècle) récemment restauré.

On peut admirer dans le centre ancien quelques demeures de la Renaissance.

L'église Saint-Jean offre aux visiteurs un porche et clocher datant des XIe et XIIe siècles.

On ne peut traverser la place des Clercs toute proche, sans évoquer la mémoire et le supplice du célèbre contrebandier Mandrin. Il y fut roué vif en 1755.
De cette place, on contemple l'abside de la cathédrale Saint-Apollinaire. Elle fut consacrée en 1095 par le Pape Urbain II, dévastée par les guerres de religion, et enfin restaurée au XVIIe siècle.

On dut, après un incendie, reconstruire totalement son clocher en 1850.
A la sortie nord de la cathédrale, on peut voir le pendentif, monument funéraire que se fit édifier le chanoine Mistral.

Un cénotaphe renferme le coeur du Pape Pie VI, mort le 29 Août 1799, à l'âge de 81 ans, dans la citadelle de Valence où le Directoire l'avait interné.

L'entrée de la cathédrale se fait par la place des Ormeaux, qui est bordée à l'est par l'ancien palais des Evêques, dont les parties les plus anciennes remontent au XVe siècle.

On ne saurait quitter le centre ancien sans rappeler que le tout jeune lieutenant Bonaparte, âgé de 16 ans, fit à Valence un stage d'application au régiment d'artillerie de la Fère, de 1785 à 1786. Il revint ensuite en 1791.

La maison Dupré-Latour, chef-d'oeuvre de la Renaissance, au 7 rue Pérollerie, se visite lors des circuits guidés du Centre Ancien. Le Parc Jouvet est l'un des plus beaux de la Vallée du Rhône, offrant un splendide panorama sur le château de Crussol.